Destination...

Knarchou à la conquête du monde... et oui rien que ça!

Le petit Knar en plastique jaune n'en finit pas de découvrir le monde: prenez quelques instants de vacances pour découvrir le Mexique ou retourner à Shanghai, New York, Toronto ou au Tibet.

Knarchou is always on the road !!!

Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 00:55
¡Bienvenido a Mexico!
Une nouvelle fois, je suis en vacances... mais bien accompagnée. Après avoir cru faire une syncope en attendant l'arrivée de l'avion de mon canard préféré, j'ai enfin pu avec grand bonheur faire le guide touristique pour Géraud et retourner pour la 3 eme fois a Teotihuacan, au musée antropo, au musée frida kahlo... Bref, des premières impressions en pagailles pour Géraud qui découvrait límmensité de Mexico, la pollution, qui gravissait en courant ses premières pyramides ( la légende veut que je sois arrivée au sommet en premier) et passait sa première nuit dans un bus taillé pour des liliputiens, direction Oaxaca. Géraud doit bien mesurer 40cm de plus que le Mexicain moyen, alors forcément, les installations ne sont pas prévues pour... Après donc une courte nuit, nous arrivons a Oaxaca (6h du mat) pour visiter les sites archeo et découvrir de magnifiques sources en pleine montagne. Après une heure dans le coffre d'un pick up, sur une piste de montagne nous appercevons les sources de Hierve el Agua qui forment des cascades pétrifiés de minéraux et deux bassins a débordement dont la température avoisine malheureusement... les 13 degrés. La légende veut que Géraud ai appelé sa maman en rentrant dans l´eau... pauvre petit, l´eau etait si froide!
Mardi soir, après de trop nombreuses négociations pour obtenir des réductions étudiantes (oui Géraud est encore étudiant au Mexique), nous prenons le bus pour Mazunte: L´arrivée se fait a 5h du matin sur le bord d´une route, au milieu de nul part ou un taxi nous prends en charge direction... la playa de Mazunte: entre les nids de poule, la poussière, les plamiers et les célébrations matinales a la vierge de Guadalupe nous arrivons, emerveillés, sur la plage déserte pour assister a un lever de soleil légendaire. Petit a petit avec l´ascencion du soleil les pelicans et les cormorants vienent chercher leur petit dej en plobngeant a pic dans les vagues qui se fracassent sur le sable blond.
Puis s´enchainent une petite visite cordiale aux crocodiles dans la lagune voisine, ponctuée d´attaques d´escadrilles de moustiques, bronzette en règle (et coups de soleil), crevettes géantes dégustées les pieds dans le sable chaud,  un tokai (de Hongrie, bien sur) siroté sous le soleil couchant.
Après une nuit a se battre sous la moustiquaire contre les invasions de ces coriaces mosquitos, nous avons pris la mer a la rencontre d une baleine et d une colonie de dauphins tres joueurs qui ont presque eclipsés le but de la ballade: les tortues et les poissons de récif... Encore une journée épuisante, durant laquelle nous avons bien pensé a vous. Ce soir, nous prenons le bus pour le Chiapas et troquons les maillots de bain contre les polaires!
A très bientot on the road!
Par Avertis - Publié dans : Mexique
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 16:24
Après un petit mois d'absence (et oui, je suis quand même au mexique pour bosser, je ne fais pas que voyager, malgré les apparences...), je vous annonce la fin officielle de mes études... 20 ans passés sur les bancs d'écoles dont ce jeudi est le dernier jour!
Pour finir ce trop/très long cycle d'études et fêter ça en beauté, je récupère mon cher et tendre à l'aéroport de Mexico demain soir et nous partons tous les deux à la découverte de la route maya, de nombreux sites aux noms impronnonçables: Tehotihuacan une nouvelle fois, Oaxaca, Monte Alban, Mitla et Hierve el Agua, une brasse avec les tortues à Mazunte, puis direction le Chiapas avec San Cristobal de las Casas, San Juan de Chamulas, la mystérieuse cité de Palenque, puis une très grosse nuit de bus pour rejoindre la merveilleuse cité de Tulum en bord de mer, bronzette face avant, bronzette sur le dos, puis Chichen Itza, Uxmal et la route Puuc, Merida, et comme toutes les excellentes choses ont une fin, retour à Mexico. Nous essairons de vous conter une nouvelles fois nos aventures pour vous apporter un peu de soleil en ce mois de Décembre, alors n'hésitez pas à visiter le site du canard jaune durant ls 15 prochains jours... knarchou is on the road again!
Par Avertis - Publié dans : Mexique
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 18:25

 

La corrida: il y a ceux qui sont afficionados, qui y voient une célébration de la culture hispanique, le courage du torrero, la beauté machiste de cette danse mortuaire face au torro. Il y a ceux qui y voient une expression de la barbarie humaine, le sacrifice gratuit du torro, le culte de la souffrance. Enfin, 90% des gens qui n'y sont jamais allés, trouvent cela plutôt barbare, mais au fond, ne savent pas trop. Jusqu'à Dimanche dernier je faisait parti de ce 90% plutôt flou, ni anti, ni pro corrida. Bref, ce fut le baptême à la Monumental de Mexico, la plus grande arène du monde: 40 000 places pour porter en triomphe le matador ou lui offrir la plus grande bronca du monde.

Pour ouvrir la temporada grande (la grande saison) de Mexico, Jose Tomas, le n°2 mondial est venu torréer pour le plus grand plaisir d'un public acquis à sa cause. Après avoir vu les 2 autres torreros effectuer des passes, certes risquées mais plus ou moins hasardeuses, la danse de José Tomas était d'une tout autre qualité. Planté, pieds joints dans l'arène, attendant sans bouger l'attaque du torro, avec fierté, élégance et douceur, le torro lui obéissant, passant et repassant à travers la cape, José Tomas m'a ébloui et subjugué les afficionados de la monumental de Mexico.

Mon avis critique à peut être été biaisé par la vue de ce beau torrero, élégement moulé dans son habit de lumière, au regard ténébreux, bravant l'attaque du torro avec le calme de celui qui prend l'ascendant sur l'animal. Car il est un fait indéniable: le torrero est sexy, macho et tellement beau, alors forcément, les femmes qui prennent place dans l'arène sont facilement acquisent à sa cause, et elles étaient nombreuses à Mexico dimanche dernier...

 

 

En toute objectivité, puisque comme précisé plus haut la beauté du torrero n'a eu aucun impact sur mon jugement critique, je m'attendait à voir du sang, de la violence et un spectacle plutôt macabre. L'impression finale à été tout autre: j'ai pu apprécier un spectacle où le torro est à égalité avec le torrero, où le public applaudit le torro comme le torrero, où la beauté des passes, la danse du torro, les risques pris relèguent la pique et les banderilles au second rang. La mise à mort enfin, si elle est propre est rapide ne m'a pas parrue plus barbare que celle d'une vache à l'abatoir. Durant cette corrida, j'ai vu un torro sortir sous les applaudissemnt de public, vivant, sur ses 4 pattes, le matador n'ayant pas réussi à remplir sa mission. Comme quoi, la bête gagne parfois...

Vous l'aurez compris, je viens de rentrer dans le clan contreversé des afficionados...

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Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /Nov /2007 00:51

Mesdames qui ôtez consciencieusement le gras du jambon, cet article s'adresse à vous. Connaissez-vous le Chicharron, la gourmandise par excellence mexicaine?

Prenez un cochon bien gras, et ôtez lui la peau (non pas pour en faire un sac à main ou une paire de mocassins).

Faites revenir cette peau, sans en avoir ôté le gras, dans de l'huile bouillante.

Après cette étape deux options s'offrent à vous:

- l'offensive: vous faites revenir cette substance grasse et visqueuse dans un bouillon avec d'autres morceaux de tripe, et vous la savourez hachée dans un tacos, avec quelques gouttes de piment. Ca colle quelque peu aux dents, mais c'est très parfumé.

 

 

-la gourmande: vous faites sécher le chicharron pour en obtenir une immense chips (format A4), et vous la grignottez en apéritif avec quelques gouttes de piment: ca craque sous la dent et délivre ce merveilleux petit goût de grillé/fumé inimitable! Si vous aimez cette saveur toute mexicaine, vous trouverez des stands proposant chips et chicharron à tous les coins de rue. Bon appétit!

 

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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 19:42

Et si je vous emmenais à dos de tortue marine vous baigner sur la côte pacifique? Vous me suivez? Avant d'embarquer, ressortez votre maillot de bain bien rangé au fond du placard et n'oubliez pas la crème solaire, il va faire chaud, très chaud!

  

Pour fêter l'arrivée tant attendue du mois de Novembre, direction Puerto Escondido, paradis des surfers gringos aux mèches blondes, et Mazunte, havre de paix pour hippies échoués sur la plage. Mais avant d'arriver au paradis, il faut supporter les 13h de bus sur des routes hasardeuses. Au final, la première vue de la plage qui nous est offerte nous fait bien vite oublier la nuit blanche passée dans un panier à salade.

 

Outre ses plages paradisiaques, et ses grosses vagues pour surfers américains, la costa chica de l'état d'Oaxaca est connue pour ses tortues, et c'est précisément pour ça que nous sommes venus. Les tortues marines viennent pondre sur ces plages, et se balladent tranquillement le reste de l'année au large des côtes. Départ donc à 7h du mat en lancha, sous un magnifique lever de soleil à la recherche des tortues.

Après quelques minutes de mer, nous croisons quelque dauphins. Le capitaine nous en avait promis quelques centaines, voire jusqu'à 3000, nous nous contenterons d'une petite dizaine. Et enfin, nous croisons les paisibles tortues marines, venues respirer à la surface.

A la question comment attrape-t-on une tortue? le capitaine nous donne rapidement la réponse: en sautant dessus avant qu'elle ne plonge! Ilne reste plus qu'à plonger, émerveillé, pour faire quelques brasse à côté de la pauvre bête qui délivre quelques efforts un peu mous pour se libérer de l'emprise. Quelques photos plus tard, la tortue est relachée et plonge vers les profondeurs de l'océean pacifique.

Au fil de l'eau nous appercevons des poissons volants qui rayent l'océan à une vitesse folle et croisons des pêcheurs en plein combat avec un espadon. Le duel magnifique entre l'homme et la bête se fini par un scène un peu moins glamour: la mise à mort du prince des mers à coup de massue...

La lancha nous dépose sur des correaux pour admirer les poissons tropicaux. On enfile les palmes, masques et tubas et partons à la recherche du repas de midi. Selon la légende j'ai pêché 2 langoustes... la version officielle veut que je les ai acheté à des pêcheurs pour... 200 pesos! (Oui, oui, vous avez correctement effectué la conversion: 200 pesos = 12 euros). Au moment de déguster ma langouste tout juste grillée, les pieds dans le sable chaud, face à la mer, j'ai longuement pensé à vous, amoureux de la bonne chaire, savourant chaque bouchée avec délectation...

 

Le soir venu, nous croisons quelques pêcheurs avant d'admirer le coucher de soleil et méditer sur nos exploits de la journée...

 

 

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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 01:31

Le mois de Novembre pointe déjà son nez? Dehors il fait froid, il pleut, vous venez de rallumer les radiateurs, et franchement vous avez pas le moral? Alors embarquez avec Ju, Lolo et moi à Xochimilco (on articule mieux que ça: Xo-chi-mil-co). Quelle classe... un rien touristique peut être...

Le dimanche après midi, rendez-vous traditionnel des familles mexicaines, au sud du D.F., sur les vestiges de l'ancien lac Texcoco se trouve un réseau de canaux et de jardins flotants (les chinampas). Mais n'allez pas vous imaginer des canaux à l'eau pure sur lesquels naviguent quelques barques d'amoureux. Nous sommes au Mexique tout de même: l'eau est plutôt marron et envahie de barques pouvant accueillir les familles mexicaines (jusqu'à 25 personnes).

C'est dans ce joyeux dédale embouteillé, de barques poussées à la force des bras des canotiers mexicains, que les familles viennent festoyer autour de quelques tortillas, de dizaines de litres de sodas, en chantant au son des mélodies des mariachis. Peu de calme, mais une ambiance plutot festive. Quelques vendeuses de fleurs se tracent encore un chemin au milieu des imposantes barques, proposant leurs bouquets aux amoureux.

Deux heures de ballades sous le soleil, en plein milieu de la culture familiale mexicaine.

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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 17:07

Le Mexique perpétue bon nombre de légendes issues de la culture Aztèque ou des conquistas espagnoles. L'une d'entre elle est devenue un symbole très à la mode: la Llorona = la pleureuse. La llorona se symbolise par une femme-squelette vétue avec élégance. Elle est l'exemple parfait du métissage entre le culte de la mort des aztèques, les légendes issuent du colonialisme et aujourd'hui la création d'objets (pour touristes et mexicians)...

Place au conte, je vous offre la version mexicaine la plus populaire: Il était un fois, un femme indigène, très belle, et très amoureuse d'un criollo (un espagnol né sur le sol mexicain, de première génération). Cette femme eu avec ce bel hidalgo 3 enfants, tous illégitimes, puisque le bellâtre refusant le mariage se contentait de lui rendre visite de temps à autre (ah les hommes!!!). Repoussant le mariage qu'il lui avait pourtant promis, il lui préféra une femme espagnole de caste supérieure et l'épousa. La llorona, torturée par la douleur de ce mariage de raison, emmena, une nuit, ses 3 enfants sur un pont et les assassina dans la rivière, puis se suicida à son tour en criant 'Ay mis hijos'. C'est ce cri de désespoir qu'il est possible d'entendre le soir au bord des rivières.

La llorona, ce squelette élégant s'y promène toujours à la recherche de son amour perdu. Nous avons acquis avec Juliette ce magnifique sac de course en plastique recyclé à l'effigie de la Llorona. Qui vient faire les courses avec moi?

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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 00:59

Mon escapade du week end m'a ramené quelques siècles en arrière dans la merveilleuse ville coloniale de San Miguel de Allende. A 1850m d'altitude et 300km à l'est de  Mexico, le soleil à accroché ses couleurs sur les murs des bâtisses seigneuriales du centre de San Miguel. Les ors, ocres, et terre de Sienne des façades apportent une chaleur exotique à cette ancienne ville minière bâtie par les Espagnols en 1542.

 

   

Mais le charme certain de ce pueblo de 120 000 habitants n'a pas échapé aux gringos... je n'en avais pas encore croisé autant au Mexique. Et qui dit américains en retraite dans un charmant village, dis aussi prix qui grimpent, galeries d'arts, resto chics, bars branchés et boutiques de souvenirs et d'artisanat tenus par des gringos aux cheveux blancs pour des gringos aux poches pleines de dollars...La ville à su cependant garder son charme et ne compte toujours aucun feu rouge dans son centre historique.

             

Au coucher du soleil, les 'callejoneadas' nous ont emmenées parcourir les rues de la ville au rythme des histoires contées par une dizaine d'artistes costumés chantant la vie et l'amour. Cette tradition étudiante, devenue une attraction touristique à gardé tout son charme. Un âne, transportant des bouteilles de vin (toujours le gros rouge qui tache), emmène la troupe de joyeux drilles dans le dédale des rues de San Miguel. Le vin est distribué généreusement aux suiveurs (certains semblent venus uniquement pour cette distribution...) qui reprennent les refrains populaires.

La ballade au clair de lune achevée nous nous retrouvons face à un étrange spectacle sur le parvis de l'église: 200 sportives du dimanche ont chaussé leurs baskets pour se trémousser sur les rythmes endiablés de 'la chica se mueve sexy' y 'mueve tu cullo' (je vous laisse traduire...) à l'heure où... le prêtre tente de célébrer la messe! La musique pop poussée à fond et les encouragement du groupe de gym tonique, ont bien du perturber le recueillement des fidèles...

Le lendemain matin, avant de quitter San Miguel pour rejoindre Guanajuato, nous nous sommes dédiées avec Juliette au traditionel rituel du shopping-investissement en artisanat local...

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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 22:08
Hier soir, en cours de marketing (oui, oui j'ai cours, malgré les apparences), j'ai présenté une étude de marché sur le vin, qui s'est bien entendu soldée par un atelier dégustation. Au programme: dégustation à l'aveugle une bouteille de Chautagne rouge (précieusement conservée depuis mon arrivée), et de deux bouteilles de gros rouge qui tache en provenance du Chili et du Mexique. Nos amis Mexicains, certains se disant experts en vin, ont donc dégusté ces trois vins très différents, mais le résultat fut sans appel: Vive le gros rouge, bien foncé, très boisé, qui assèche la bouche et qui pique le nez! Ils ont même qualifié le Chautagne de vin 'coupé à l'eau', trop clair pour être honnête... alors que le vin Mexicain que l'on aurait pu apparenter à du jus de raisin additioné d'alcool a remporté un franc succès... quelle tristesse!!! Et moi qui rêve d'un bon petit verre, léger et fruité accompagné d'un morceau de Saint Nectaire...
Par Avertis - Publié dans : Mexique
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 00:43

Encore un réveil matinal en ce dimanche matin, pour devancer le flux de touristes, direction Téotihuacan.

Vous qui maitrisez le Nahuatl par coeur vous avez surement deviné le sens de 'Téotihuacan'. Petit rappel pour les distraits, le Nahuatl est la langue parlée par les Aztecs et signifie bien évidement 'parole claire, harmonieuse, qui rend un bon son'. D'ailleurs, vous parlez Nahuatl chaque jour sans même le savoir: tomate vient de tomatl, chocolat de xocolatl, avocat de ahuacatl, coyote de coyotl et cacao de cacahuatl... Ce n'est pas bien compliqué tout de même. Dorénavant vous pouvez rajouter sur votre CV dans la section langues parlées: Nahuatl, débutant. Donc, mes chers débutants en Nahuatl, Teotihuacan signifie 'Là ou les Dieux se réunissent et se sacrifient'. Que c'est gai! Au programme donc, pas de sacrifice, ni de rencontre avec les Dieux, mais de l'escalade, de la montée de marche, du sport pour les fessiers, de l'effort pour atteindre le sommet de la pyramide du Soleil et de celui de la Lune.

Et après le cours de langue, un peu d'histoire: Teotihuacan est une immense cité antique qui à vu le jour au V° siècle avant notre ère pour s'éteindre mystérieusement au VII° siècle de notre ère. Le mystère et les légendes plannent sur cette cité qui à compté jusqu'à 200 000 âmes. Teotihuacan fut le lieu où se rassemblèrent les Dieux pour décider de la naissance du 5° soleil, les 4 mondes précédents ayant étés détruits par divers cataclysmes. Ma version préférée est la suivante:

Tecuciztecatl, le seigneur des escargots (l'exaltation et la beauté) et Nanahuatzin le pustuleux (l'imperfection et la laideur) avaient été choisi pour être sacrifiés et devenir ainsi le 5° soleil, et devaient sauter dans le feu cosmique pour se purifier. Le roi des escargots à longuement hésité avant de sauter dans le feu sacré (les escargots sont des trouillards,c'est bien connu). Le Pustuleux, constatant cette hésitation l'a devancé et s'est purifié en premier. Il devint le Soleil. Le roi des escargots le suivi dans le brasier et devint la Lune. Les autres Dieux, vexés de son hésitation lui jetèrent un lapin à la figure pour qu'il ne brillat pas comme l'astre du jour. Attention à vous, le règne du 5° soleil, devrait prendre fin en 2012!!!

La pyramide du Soleil compte 246 marches, que nous avons monté au pas de course bien entendu... De son sommet, la vue domine l'allée des morts et la pyramide de la Lune que nous avons rejoins quelques minutes plus tard.

Par Avertis - Publié dans : Mexique
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